Accéder au contenu principal

Nouvelle interdiction : licencier un jeune papa

Pendant l'été les parlementaires ont travaillé sur la question de l'égalité homme/femme et ont ajouté un article au Code du travail interdisant de licencier un salarié (homme) pendant les 4 semaines qui suivent la naissance de son enfant.

Un tel licenciement est nul.

Deux exceptions : 
  • la faute grave ; 
  • l'impossibilité de maintenir le contrat pour un motif étranger à l'arrivée de l'enfant... 

Comme le Canada Dry, ces exceptions ressemblent à celles applicables aux femmes de retour de congé maternité, mais ne sont pas identiques.

Pour les femmes :
  • la faute grave ne doit pas être liée à l'état de grossesse : la condition est plus restrictive que pour les hommes ; 
  • et l'impossibilité de maintenir le contrat doit avoir un motif étranger à la grossesse ou à l'accouchement, ce qui me paraît plus réducteur que "l'arrivée d'un enfant".
Concrètement, que peut recouvrir pour un homme une impossibilité de maintenir un contrat pour un motif NON étranger à l'arrivée de l'enfant (et donc sanctionnable) ?
Aucun exemple ne me viens en tête... La jurisprudence devrait nous en fournir sous peu.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

CONTRATS « RESPONSABLES » DES COMPLEMENTAIRES SANTE OBLIGATOIRES : PUBLICATION DU CAHIER DES CHARGES

A partir du 1 er janvier 2016, toutes les entreprises devront obligatoirement offrir à leurs salariés une couverture complémentaire santé (cela fait l’objet de négociations depuis juin 2013 au sein des branches et depuis le 1er juillet 2014 dans les entreprises qui ont un délégué syndical). L a loi de Sécurisation de l’Emploi de juin 2013 prévoit que si ces négociations n’ont pas abouti, les entreprises auront l’obligation de proposer à partir du 1 er janvier 2016 à leurs salariés une complémentaire santé financée a minima à hauteur de 50% par l’employeur et qui proposera : un remboursement minimal de 125% du tarif de la Sécurité sociale pour les prothèses dentaires ; un remboursement de 100 € par an pour l’optique. Certains de ces contrats collectifs, dits « contrats responsables », bénéficient d’aides fiscales et sociales (exonération de la taxe de 7% sur les conventions d’assurance, exonération partielle de charges sociales), à condition qu...

validité d'une rupture conventionnelle signé avec un salarié apte avec réserves

Le 28 mai 2014, la Chambre sociale de la Cour de Cassation a validé une rupture conventionnelle qui avait été signée avec une salariée victime d'un accident du travail et déclarée apte avec réserves par le médecin du travail. C'est une avancée significative en matière de rupture conventionnelle, alors qu'en juin 2013, la Chambre sociale avait déjà validé une rupture conventionnelle signée alors qu'un litige opposait l'employeur à son salarié. Mais attention : il n'est pas du tout certain que la Chambre sociale validerait la signature d'une rupture conventionnelle avec un salarié déclaré inapte.

Nouvelle modification des règles applicables aux stages

Le dernier décret d’application de la loi du 10 juillet 2014 sur l’encadrement des stages a été publié le 26 octobre 2015. C’est l’occasion de faire le point : 1. Désormais, le nombre de stagiaire est limité à 3 dans les entreprises de 20 salariés au plus ou à 15% du nombre de salariés pour les entreprises qui emploient plus de 20 salariés. 2. Un délai de carence d’un tiers de la durée du stage précédent pour un même poste doit être respecté avant l’accueil d’un nouveau stagiaire. 3. Le recours au stagiaire ne peut avoir pour objet d’effectuer une tâche régulière correspondant à un poste permanent, de faire face à un accroissement temporaire d’activité ou un emploi saisonnier, ou encore de remplacer un salarié absent (dans ces cas, il faut conclure un CDI ou un CDD ou un contrat saisonnier, selon les cas). 4. La signature d’une convention de stage est obligatoire et la «  charte des stages étudiants en entreprise  » doit figurer en ann...