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Le nouveau Prix Nobel d'économie analyse l'assurance chômage

Jean Tirole, tout nouveau Prix Nobel d'économie, analyse l'assurance chômage en France dans un article paru dans la revue Commentaires en janvier 2014 intitulé "La théorie économique des licenciements".

Il éclaire le fonctionnement de l'assurance chômage en France : une entreprise qui licencie paie des indemnités de licenciements mais pas le coût de l’assurance-chômage alors que celle qui garde ses salariés (ne les licencie pas) paye des cotisations qui financent les indemnités de chômage.

 "En résumé, les entreprises qui gardent leurs salariés paient pour celles qui licencient".

Il propose de mettre en place le principe de "licencieur-payeur" : les entreprises qui licencient paieraient "une taxe de licenciement", destinée à réduire les charges sociales, et modulable selon la difficulté de reclassement des salariés (en fonction de l'âge et de la formation), ce qui aurait pour effet d'inciter les entreprises à investir en formation sur leurs salariés pour limiter la durée de prise en charge par l'assurance chômage.

Il propose de simplifier les démarches liées au licenciement, ce qui éviteraient le recours massif au CDD, actuellement destiné dans beaucoup de cas à éviter d'embaucher en CDI et d'être dans l'impossibilité de mettre fin à ces contrats.

Une vision quoi!
Mais ne serait-ce pas de nature à figer davantage le marché du travail ? On entend en effet souvent que les entreprises n'embauchent pas parce qu'il est trop coûteux et difficile de licencier...

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